Des écrans sortaient de la table pour leur délivrer des images, des graphiques et des tableaux de chiffres. D’autres, beaucoup plus grands, recouvraient les trois murs. Ils faisaient ressembler ce lieu à la salle de contrôle d’une agence spatiale, mais ce n’était pas des décollages de fusées que l’on voyait. C’était le plus souvent des corps nus qui s’affichaient, parfois des coïts avec toutes les variantes proposées par la pornographie : fellations, éjaculations externes, cunnilingus ou sodomies.

Afin de se rafraîchir et de se détendre, Juliette avait quitté son petit appartement et s’était rendue dans un jardin situé à quelques pas de chez elle, où elle s’était aspergée de la tête aux pieds à une fontaine. Peut-être le ciel viendrait-il à sa rescousse, mais il faudrait attendre la fin de l’après-midi. Quand les pluies d’orage tombaient, elle n’hésitait pas à courir dehors toute nue pour jouir de ce don. Tout le monde, dans son quartier, l’avait déjà vue en tenue d’Eve à cause de son activité de prostituée, y compris et surtout son père. Elle faisait venir un ou deux hommes à la maison chaque jour.

Elle effectua cette fellation avec endurance, car la jouissance de Rémi fut longue à venir. Il lui fallut contrôler sa respiration. Elle posa sa main libre sur son intimité qui demandait à être investie et arriva à faire tourner un doigt autour de son bouton rosi. Les halètements de Rémi finirent par s’accélérer et il émit une enfilade de jurons murmurés. Se sentant alors dans la peau d’une sportive atteignant la ligne d’arrivée, Maylis suça le phallus avec une ardeur accrue, jusqu’à ce que de puissantes projections de semence viennent fouetter le fond de sa gorge.

La jeune fille lui obéit avec le sourire. Tout en conservant le pénis de Léo dans sa main gauche, elle empoigna celui d’Erwan et cracha dessus. Elle avala ensuite la moitié de ce chibre où s’attardait l’odeur du vagin de Loubna. Elle s’en gonfla les joues, émit des bruits gutturaux et retira plusieurs fois la queue de sa bouche pour faire s’allonger des filets de bave.

Il avait commencé dans la pornographie, une trentaine d’années auparavant, en tournant des films qui avaient été remarqués pour leur qualité. Nul ne doutait qu’il aimait la beauté sous toutes ses formes ! Puis il s’était tourné vers l’horreur et le gore, en profitant de la permissivité qui régnait alors. Il avait tout de même réussi à choquer, moins à cause des femmes coupées en morceaux que de la promotion de toutes les perversions sexuelles, dont l’inceste.

À présent, Maylis faisait entrer et sortir un doigt de son vagin, tout en laissant son autre main errer sur sa poitrine. Elle s’en était allée sur la rivière de sa jouissance. Jared s’était mis debout pour la regarder en caressant lentement son phallus, puis il s’était allongé sur elle. Léo voyait désormais une paire de fesses charnues s’activer entre les jambes de la jeune fille. Les gémissements puis les cris de celle-ci emplissaient la chambre.

À présent, il pouvait admirer Amalia. C’était une grande femme dépassant le mètre soixante-dix. Fine sans être dépourvue de muscles, elle entretenait probablement son corps en faisant du jogging ou du fitness. Le pénis de Léo s’abaissa traîtreusement devant cette proie pourtant très tentante. Les seins plantureux d’Amalia se présentaient comme deux fruits à cueillir, mais il y avait des épines

— La première partie est pornographique. On vous a affecté un hôte qui s’appelle Jared et qui s’occupera de vous dès que vous aurez quitté mon bureau. Vous prendrez une douche et aurez un rapport sexuel avec lui. Ce sera une sorte d’initiation. Les rapports que vous aurez ensuite, avec des hôtes et des concurrents, seront filmés et diffusés à la télévision.

Elle se tourna de nouveau vers la rue, les mains posées sur l’un des montants de la porte, et se cambra de manière à inviter Axel. Après s’être placé derrière elle, celui-ci poussa avec délectation son phallus dans le corps de la jeune fille, dont l’orifice paraissait exigu mais s’avéra extrêmement glissant. Bien inséré dans le fourreau juteux, Axel œuvra de manière à graver pour toujours ce moment dans sa mémoire. Il avait assez vécu pour connaître de nombreuses femmes, mais à mesure qu’il prenait de l’âge, les jeunes beautés lui devenaient de plus en plus inaccessibles.

Après avoir survolé la bouche de Juliette, les lèvres et la langue de Léo se dirigèrent vers une joue. L’odeur de sa salive gagna furtivement les narines de Juliette. Le jeune homme lâcha ses bras et se baissa pour mettre sa bouche à la hauteur des seins, dont les proéminents mamelons bruns s’était dressés. Il en aspira un dans sa bouche et le suça à la manière d’un bébé, tout en triturant méchamment la chair de l’autre téton. La poitrine de Juliette devint pour elle une source de délices qui se propagèrent dans son corps et provoquèrent un tel alanguissement qu’elle se sentit flancher.

Les montres connectées avaient quasiment éradiqué les agressions sexuelles. Pourtant, Léo pouvait aborder une femme dans la rue et lui montrer son pénis puisque la nudité et les actes sexuels étaient autorisés dans l’espace public. Beaucoup d’hommes utilisaient cette liberté comme technique de drague, avec plus ou moins de succès. Les prostituées faisaient pareil, certaines racolant totalement nues et s’asseyant même sur un banc pour écarter les cuisses. Léo n’en avait pas actuellement sous les yeux mais cela ne saurait tarder.

Elle recommença le léchage du pénis d’une manière différente, en faisant courir le bout de sa langue tout le long de la hampe, sur cette peau flexible dont elle appréciait tant le contact. Elle s’attarda sur le frein puis revint vers les testicules, où elle passa la langue comme sur de gros bonbons. Elle poursuivit sa descente vers l’anus de Kilian avec une hardiesse qui l’impressionnait toujours et elle le fouilla en émettant des bruits humides, tout en continuant à serrer le phallus. Le jeune homme n’en pouvait plus, mais Maylis s’écarta de lui avant que l’explosion libératrice ne puisse se produire.