Le royaume de la forêt, tomes 1 et 2

Le royaume de la forêt

Le royaume de la forêt, tome 1 : Le dieu pervers

L’empire prussien a étendu ses terres jusqu’à l’ouest du monde, sur une immense forêt où vivent quelques tribus primitives. Plus loin, disent les indigènes, se trouve un peuple réputé pour sa férocité, offrant des sacrifices humains à de sombres divinités : les Juwaans. On raconte aussi qu’ils convoitent Sophie von Halle, la fille du comte Richard, gouverneur de la marche occidentale de l’empire. Elle s’estime hors de danger. Mais à la mort de son père, elle est obligée de quitter la cité de Dietburg et sa garnison, et court le risque d’être enlevée par les Juwaans.


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Le royaume de la forêt, tome 1 : Le dieu pervers | Erika Sauw

Format ePuB ou Amazon Kindle

100 pages (format PDF)

Prix : 2,49 €

ISBN : 979-10-91549-36-3

Extrait

Bizarrement, seuls de jeunes garçons étaient présents dans ce village. La captive n’y vit à peu près que des femmes de presque tous âges, rarement vieilles, qui s’approchèrent d’elle pour lui tâter les bras et les seins. Leurs commentaires incompréhensibles sonnaient aux oreilles de Sophie comme un magma de piaillements. C’était sans doute la première fois qu’elles voyaient une personne habillée, mais la visiteuse se demanda en frissonnant si les villageoises ne s’efforçaient pas d’apprécier la fermeté de sa chair. Si elle avait été un homme, elle aurait peut-être été attachée à ce phallus, éviscérée puis découpée en morceaux.

Ces femmes ne se couvraient le corps qu’avec des peintures et des parures d’os, de perles minérales et pour les plus coquettes, de fleurs. Des pendeloques tombaient en bas de leur ventre sans guère cacher leur sexe, d’autant plus qu’elles avaient le poil rare. Quand l’une d’elles tournait le dos à Sophie et se penchait en avant, elle pouvait voir sa vulve s’étirer sur toute sa longueur, logée entre des fesses bien rondes. Leurs chevelures généralement claires glissaient librement sur leur dos, jusqu’aux omoplates.

Elles étaient souvent grandes et belles, avec des hanches généreuses et des seins d’une grosseur moyenne, qui ne s’aplatissaient qu’avec l’âge, sans doute après l’allaitement de plusieurs enfants.

Quand Sophie se fut accroupie dans l’une des maisons, une jeune fille vint lui apporter des fruits dans une grande écuelle en bois, et ce qui était nouveau pour elle, de la viande cuite. Elle s’en empara pour calmer sa faim. Elle s’était aperçue que sa fatigue était en partie due à son manque d’alimentation : quelques fruits avalés chaque jour ne la nourrissaient pas assez pour lui permettre d’affronter ses longues journées de marche.

Seulement après avoir ingurgité toute la viande, elle se demanda avec un hoquet nauséeux si elle venait de manger un animal quadrupède ou bipède. Elle remarqua aussi que le chapelet d’os utilisé par son hôtesse comme collier pouvait avoir été fabriqué avec des mains humaines, mais elle n’avait pas assez de connaissances en anatomie pour en décider.

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Elle avança une main vers la parure de la jeune fille. Loin d’avoir un mouvement de recul, celle-ci l’aida à y poser les doigts.

« Jei talawalaad, dit-elle.

Euh… Je voulais juste voir si… »

La jeune fille ôta son collier pour le tendre à Sophie, geste qui la surprit. Elle avait même l’air de vouloir le lui offrir. Ces gens semblaient être spontanés et connaître la générosité.

« Sophie, dit-elle. Sophie… C’est mon nom… Sophie.

Ayash. »

Un sourire fut échangé.

Du coup, Sophie ne trouva plus aucune raison de penser qu’elle venait de manger de la viande humaine, tant son hôtesse paraissait charmante. Ses yeux verts fixés sur Sophie lui inspiraient de la confiance. Avec une jupe et un corsage, sa chevelure châtain soigneusement coiffée, elle aurait aisément pu passer pour une Prussienne.

Elle laissa son collier entre les mains de Sophie, mais en échange, elle posa les doigts sur elle, plutôt sur les parties découvertes de son corps. Les déchirures de son corsage lui dénudaient presque entièrement le bras droit. Ayash tira dessus, comme pour déshabiller Sophie.

« Non ! » fit celle-ci.

Ayash tâta ensuite les bottes de Sophie, qu’elle n’avait pas retirées une seule fois depuis son départ de Dietburg. À l’intérieur, cela ne devait pas sentir très bon, même si de l’eau y était entrée quand elle avait franchi les plus profonds des ruisseaux. Elle devait normalement les retirer pour dormir dans ce village, mais elle n’était pas certaine de les retrouver le lendemain. Apparemment, on préférait la voir nue.

Pourquoi cela ? Parce qu’elle était déjà considérée comme l’épouse de Beyam ?

Cela pouvait expliquer la considération avec laquelle elle était traitée.

Pour autant, son avenir ne lui paraissait pas plus doux. Cet effroyable monument dominant le village ne lui inspirait rien de bon. Que n’aurait-elle donné pour poser des questions et obtenir quelques réponses d’Ayash ? S’apercevant qu’il lui restait une bague en or à un doigt, elle la retira pour la donner à son hôtesse, mais celle-ci la refusa.

Elle n’insista pas, croyant qu’elle avait commis une erreur. Et puis subitement, Ayash passa la main entre ses jambes pour tenter une incursion dans son sexe. Sophie sursauta et recula.

« Eshtingcum khata ghorci », lui reprocha la jeune Juwaan.

Elle ramassa l’écuelle vide et s’en alla. D’autres femmes s’approchèrent de la visiteuse, sans chercher à lui adresser la parole, ce qui aurait été inutile.Bizarrement, seuls de jeunes garçons étaient présents dans ce village. La captive n’y vit à peu près que des femmes de presque tous âges, rarement vieilles, qui s’approchèrent d’elle pour lui tâter les bras et les seins. Leurs commentaires incompréhensibles sonnaient aux oreilles de Sophie comme un magma de piaillements. C’était sans doute la première fois qu’elles voyaient une personne habillée, mais la visiteuse se demanda en frissonnant si les villageoises ne s’efforçaient pas d’apprécier la fermeté de sa chair. Si elle avait été un homme, elle aurait peut-être été attachée à ce phallus, éviscérée puis découpée en morceaux.

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Chronique de Jess Swann :

Un « conte » très très plaisant qui reprend à son compte plusieurs croyances sur les peuplades tribales. J’ai mis un peu de temps à me faire à l’idée qu’on était dans du fantastique et non sur « l’empire prussien » tel que les livres d’histoire en parlent. Le personnage de Sophie est savoureux et j’aime son côté à la fois fataliste et acharné du sexe. Idem j’ai aussi beaucoup apprécié la partie dépeignant la vie dans la tribu des Juwaans (bien construite, intéressante et avec des passages un peu glauques comme je les aime) ainsi que la suite dans la cité sacrée. Le « dieu pervers » porte bien son nom et j’ai apprécié les différentes tribulations dans lesquelles était entrainée Sophie (mais elle adore ça !) La fin laisse le lecteur en haleine en attendant le tome 2.

Ce que j’aime : la manière dont l’auteure a travaillé la société tribale (croyances, coutumes, et « ennemis »), l’initiation de Sophie, le personnage du dieu

Ce que j’aime moins : bah pas grand-chose en fait, peut-être le chef du village

En bref : Une histoire tribale très chaude qui est déconseillée aux plus jeunes lecteurs mais que j’ai beaucoup apprécié pour ma part !


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Le royaume de la forêt, tome 2 : La déesse du sexe

Sophie von Halle se trouve toujours dans l’ancienne capitale du Royaume de la Forêt, sous la coupe de Waris. Mais alors que ce dernier s’absente, la déesse Hawila l’appelle à elle. C’est l’ex-déesse du sexe des Juwaans, celle qui leur apportait la fécondité avant l’arrivée de Waris. Elle souhaite retrouver sa place et aider l’ancienne civilisation des Juwaans à renaître. Il lui faut demander l’intervention des Prussiens, et pour cela, elle doit passer par Sophie. La jeune fille se met ainsi à son service, ce qui implique qu’elle se voue au sexe… Mais cela risque de déplaire à ses compatriotes, et surtout à sa mère.

Cet ouvrage commence par le résumé du tome 1.


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Le royaume de la forêt, tome 2 : La déesse du sexe | Erika Sauw

Format ePuB ou Amazon Kindle

112 pages (format PDF)

Prix : 2,49 €

ISBN : 979-10-91549-47-9

Extrait

Sophie se leva, fit tomber sa jupe au sol et enleva ses colliers, pour ne pas être gênée. De leur côté, Karl et Edmund avaient obéi aux ordres de leur supérieure, en se déshabillant intégralement. Les regarder s’approcher d’elle, nus et le sexe en érection, fut un enchantement pour elle. Ils étaient tous bâtis comme des militaires de carrière, les muscles fermes et les fesses charnues.

Comment allait-elle s’y prendre avec trois hommes ? Ce n’étaient pas les idées qui lui manquaient. Elle commença par se suspendre au cou de Joachim, qui était son amant le plus large d’épaule, puis elle demanda à Edmund de se placer derrière elle et de lui caresser sa petite croupe, qu’elle lui tendait obligeamment. Les mains calleuses du soldat palpèrent sa chair molle et chaude, s’arrêtèrent sur son anus, où elles tentèrent une brève incursion. Elles reçurent l’ordre de gagner la source ruisselante de sa féminité. Edmund palpa bien volontiers ses petites lèvres et son clitoris, faisant fondre Sophie de plaisir.

Elle était déjà prise en sandwich entre deux hommes, et comme cela ne lui suffisait pas, elle pria Karl de la caresser sur les nombreux endroits qui restaient découverts, comme ses bras, ses jambes ou sa poitrine, qu’elle décolla de celle de Joachim. Saisissant à pleine main son phallus, elle le masturba. Il lui aurait bien rendu un service comparable, mais la mignonne petite vulve de Sophie était déjà occupée par les doigts d’Edmund. Ils commençaient à s’insinuer dans son vagin, avides d’explorer les profondeurs de la jeune fille.

Elle lui demanda de les remplacer par son phallus, ce qu’il fit immédiatement. Lorsqu’il enfonça son membre en elle et qu’il entreprit de limer ses chairs intimes, les mains refermées sur ses hanches, elle poussa un cri tout en vacillant de bonheur, au point d’être obligée de se suspendre de nouveau au cou de Joachim. Faire l’amour debout, elle n’avait pas pensé que ce serait possible, mais elle était à présent en pleine action et ses sensations étaient d’une intensité inouïe.

Cela ne dura guère, car les soldats n’avaient pas eu de femmes depuis leur départ de Dietburg. La semence qu’Edmund retenait fut violemment expulsée dans le ventre de Sophie, tandis que son vagin se contractait sur sa verge. Elle en eut un orgasme qui la laissa anéantie pendant quelques secondes, suivie par l’impression de ne plus toucher terre, de s’envoler dans une bulle d’extase infinie.

Malgré sa maigre expérience du sexe, elle savait qu’une femme ne jouissait pas grâce à l’éjaculation de son amant. C’était un signe tangible de la présence de Hawila dans son corps.

Après une phase de relâchement durant laquelle elle continua à étreindre Joachim, elle s’éloigna de lui. Il n’avait pas eu l’occasion de lâcher son sperme, mais voir et sentir une femme jouir en se cramponnant à lui, c’était une expérience unique qui resterait éternellement dans sa mémoire, et il savait qu’il pourrait à son tour profiter d’elle. Mais pour le moment, elle se tourna vers Karl, l’empoigna par son sexe dressé presque à la verticale, et l’entraîna vers le banc où Hawila l’avait reçue.

Elle s’y assit, et sans nul préliminaire, fit entrer le soldat entre ses jambes, puis entre ses nymphes. De nouveau, des sensations d’une puissance qui les rendait à peine supportables irradièrent de son sexe. Elle se mit à crier. Sa jouissance fut accrue par Joachim, qui s’assit derrière elle, l’étreignit et se mit à lui caresser les seins.

Quand elle reçut la deuxième éjaculation, de même que la première fois, elle crut être propulsée dans un autre monde.

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Chronique de Jess Swann :

Une suite gourmande à la hauteur de la première partie… Après avoir découvert le sadisme et le plaisir de la douleur avec Waris, notre Sophie rencontre une nouvelle déesse… Cette fois, la jeune fille prend les choses en main et y réussit plutôt pas mal, les scènes érotiques sont savoureuses et le scénario m’a surprise ! En particulier la fin sur laquelle je ne dirais qu’une chose : les dernières pages m’ont surprise ! La relation entre Sophie et son père m’a aussi beaucoup plu, tout comme le décalage bien rendu entre les moeurs prussiennes et juwaans. Ce second tome est beaucoup plus doux et sensuel que le premier, la sauvagerie laisse la place à l’érotisme et les différences entre les deux dieux (pourtant complémentaires) ben exprimées. La mythologie de l’univers s’étoffe et tout est aussi cohérent qu’intéressant. J’ai beaucoup aimé les récit d’Hawila notamment
 
Ce que je j’aime : la mythologie de l’univers, les scènes érotiques très réussies. La fin !
Ce que j’aime moins : je suis restée sur ma faim sur la relation entre Richard et Sophie, je serais allée un poil plus loin pour ma part.
En bref : Un second tome à la mythologie fouillée et à l’érotisme plus tendre que le premier. La fin est surprenante et le tout très réussi

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