Prêtresses du sexe – 16

Chapitre VI


La réponse d’Ilouwa arriva durant l’après-midi, portée par Mélanopos pendant mon absence. Sans surprise, elle m’autorisait à passer la nuit avec Hasterza, ce qui signifiait que je ne la reverrais qu’après les sacrifices de la pleine lune. Quand j’appris cette nouvelle, je me contentai d’en prendre note, car il m’était pénible de réfléchir à ma relation avec ma handaï. Chaque fois, j’avais l’impression qu’une masse de ténèbres pesait sur mon cœur.

La rayonnante Hasterza avait fort heureusement le don de chasser cette obscurité. Je passai une fin de journée très agréable avec elle, puis nous nous déshabillâmes pour nous coucher. Ma nouvelle compagne posa la tête sur mon ventre en tenant amoureusement mon phallus.

« Les prêtresses ont la coutume de contempler le pénis de leur nouveau compagnon ? demandai-je.

— Non, c’est que j’adore les belles bites, murmura Hasterza.

— Avoue qu’il est agréable de changer d’homme de temps en temps.

— Certes, mais si cela devient une habitude, il y aura des discussions à n’en plus finir pour savoir qui va passer la nuit avec qui, avec des risques de conflits. C’est justement pour éviter cela que chaque homme reçoit une handaï. »

Je m’endormis ainsi, bercé d’une manière très particulière par Hasterza, et après un sommeil sans rêve, j’ouvris les yeux pour voir la chambre aux couleurs de l’aurore. Les deux servantes s’étaient levées mais ma compagne dormait encore. Je repoussai les draps pour contempler son corps lové contre le mien.

À son réveil, la première chose qu’elle effectua fut de me sourire. Nous quittâmes ensemble notre lit et nous fîmes notre toilette. Ce fut la servante de Mélanopos qui m’aida. Elle s’étonna que ne voulusse pas copuler avec elle bien qu’elle m’eût mis en érection. Son maître et moi, nous n’avions pas les mêmes tempéraments.

Prêtresses du sexe

Mélanopos arriva de très bonne heure, alors que Hasterza était en train de choisir ses parures.

« Qu’est-ce qui se passe ? demandai-je. Ilouwa t’a chassé de chez elle ?

— Non, pas du tout ! Nous avons passé de très bons moments ensemble. C’était moi qui étais pressé de revenir, pour revoir ma petite poule avant son départ. »

Il donna une caresse à Hasterza.

Quant à moi, je n’avais nullement hâte de retrouver Ilouwa. Comme Mélanopos l’avait parfaitement compris, il avait apporté mes affaires.

« Tu veux quitter le temple tout de suite ? fit-il.

— Oui.

— Tu ne veux pas voir le premier sacrifice ? Ce n’est pas le même qu’à la nouvelle lune. »

Je rejetai la tête en arrière, ce qui voulait dire « non » dans mon pays.

« Fais comme tu veux, dit-il. Mais Ilouwa regrette que tu n’aies pas été présent à son réveil.

— Vraiment ?

— Que crois-tu ? Ce n’est pas elle qui est fâchée contre toi, c’est toi qui es fâché contre elle. Nous en avons parlé, hier après-midi. »

Je baissai la tête pour éviter les regards croisés de Mélanopos et de Hasterza, qui se tenaient debout à mes côtés. Cette dernière était prête à se rendre aux sacrifices, et avec sa coiffure, son péplos et ses bijoux, je la trouvais presque aussi belle qu’Ilouwa.

« Nous pouvons partir ? demandai-je.

— Si tu le veux… Nous allons chercher Euryèlos. »

Mélanopos et sa compagne ne cherchèrent pas à poursuivre notre discussion, voyant que je n’y étais absolument pas disposé.

Hasterza s’en alla donc, et Mélanopos et moi, nous partîmes à la recherche d’Euryèlos. Nous le trouvâmes dans la chambre de sa handaï, puis nous nous dirigeâmes vers la sortie. Je priai pour ne pas rencontrer Ilouwa, et cela ne se produisit pas. Sur le perron du temple, la violente lumière du soleil me fit plisser les yeux. Je traversai la cour à grandes enjambées et m’insérai dans la bruyante circulation des rues.

En peu de temps, Ilouwa fut éclipsée dans mon esprit par Nepisza. Je n’étais pas amoureux d’elle, mais en tant qu’homme possédant un cœur, je ne pouvais pas être insensible à cette belle jeune fille si attachée à moi. En plus, elle avait le bon goût de m’être fidèle. J’avais entièrement confiance en elle.

« Si nous allions tout de suite chez Kwilna ? proposai-je. Elle est peut-être occupée en ce moment, mais sa fille est libre.

— Chez les prêtresses, les activités des filles sont associées à celles de leurs mères, répondit Mélanopos. Alors il vaut mieux ne pas frapper à leur porte.

— Même si je suis considéré comme le mari de Nepisza ? »

Mélanopos considéra ma question sans trouver de réponse, parce qu’il était confronté à un cas unique.

« Ne pourrais-je pas y aller seul ? dis-je. Vous me rejoindrez ce soir. »

Mon idée fut retenue et Mélanopos me conduisit à la maison de Kwilna, puisque je ne connaissais pas encore la route.

Ce fut la servante qui nous ouvrit, mais je vis immédiatement poindre le visage radieux de Nepisza. Elle me fit entrer et me sauta au cou, ce qui me permit de goûter à la douceur de sa peau. Son seul vêtement était un long rectangle de tissu noué autour de sa taille.

 

« Je pensais que tu viendrais ce soir, dit-elle. Tu me fais une surprise.

— Je peux revenir ce soir, si tu préfères.

— Mais non !

— Et ta mère ?

— Elle est en visite. Je suis seule à la maison. Entre ! »

Nepisza invita également mes deux amis à franchir le seuil, et nous nous assîmes dans la grande pièce. Nepisza se trouvait contre moi, sur le lit de sa mère, tandis que Mélanopos et Euryèlos s’étaient installés devant nous, sur des chaises. La servante nous apporta à boire.

« Je ne savais pas que les femmes pouvaient s’habiller comme cela, dis-je.

— À la maison, c’est possible, répondit Nepisza. Il y a aussi des paysannes qui se promènent en jupe.

— Alors les femmes vertueuses sont moins habillées que les prêtresses ?

— Oui. »

Si Nepisza avait été une prêtresse, elle se serait sans tarder donnée à nous, puisque leur coutume était de copuler comme des bêtes. Je sentais les désirs de Mélanopos et d’Euryèlos, mais je savais aussi qu’ils s’efforçaient de se maîtriser. Maintenant, Nepisza était mon épouse, et je ne semblais pas disposé à partager mes compagnes.

« Qu’est-ce que tu as fait pendant ces deux semaines ? m’enquis-je.

— Tout ce qu’une épouse doit faire. Du filage, du tissage et de la couture. J’entretiens également la maison.

— Tu n’assistes plus aux ébats de ta mère ?

— Non, ça, c’est terminé.

— Les gens ne s’en étonnent pas ?

— Si, mais le choix de faire de moi une servante de Welouma n’appartient qu’à ma mère. Les autres personnes n’ont pas d’avis à donner. »

Ainsi, la situation était claire. Nous allions commencer une véritable vie de couple. Peut-être un jour, Nepisza aurait-elle des amants, car je ne connaissais guère de mari qui ne fût point cocu, mais pour le moment, il n’y avait pas d’autre homme dans ses pensées que moi.

Mélanopos et Euryèlos prirent congé après s’être désaltérés, et dès que Nepisza revint à moi, elle retira sa jupe pour me montrer une vulve ruisselante de jus. Elle s’était retenue avec beaucoup plus de mérite que mes deux amis, puisqu’elle avait été privée de partenaire depuis deux semaines.

Approchant ma bouche de son entrejambe, je léchai la cyprine coulant sur ses cuisses, puis sur ses grandes et petites lèvres. Ma langue écarta celles-ci pour s’enfoncer résolument dans son vagin. Il s’y trouvait presque de quoi étancher ma soif, et cette liqueur était pour moi le meilleur de tous les vins. J’aurais pu passer ma matinée à m’abreuver à cette fontaine. Nepisza se tortillait sous mes coups de langue tandis que ses doigts labouraient ma chevelure. Elle n’intervint qu’une seule fois, pour sortir son clitoris de son capuchon, et me signaler de la sorte que je ne m’intéressais pas suffisamment à lui.

Prêtresses du sexe

Quand Kwilna rentra, elle trouva sa fille assise sur moi, ses fesses donnant des coups de pilon sur mon bassin. J’avais déjà éjaculé une fois et j’étais prêt à le faire une deuxième fois.

Nepisza s’arrêta de bouger, mais en gardant ma queue dans son vagin.

« Ah ! tu es là ? fit Kwilna en me voyant derrière le dos de sa fille.

— Oui, je me suis permis…

— Ici, tu es chez toi. Je suis seulement surprise de te voir un peu plus tôt que prévu… mais j’aurais dû m’y attendre. »

Kwilna enleva son voile pour le plier et le ranger dans un coffre.

Quant à sa fille, elle était toujours assise sur moi. Elle voulait reprendre ses mouvements et retrouver sa jouissance si brutalement suspendue. Je dus convenir qu’elle n’était pas encore prête à devenir une épouse ordinaire, malgré les efforts qu’elle faisait. Quelle femme resterait embrochée sur le pénis de son homme, sous les yeux de sa mère ?

Je la saisis doucement par la taille.

« Ma chérie, s’il te plaît, j’aimerais parler à ta mère », dis-je.

Nepisza commença à se lever, mais pour se rasseoir aussitôt, et son corps fut traversé par une vague de plaisir qui devint un « Aah ! » dans sa bouche.

« Pour le moment, je suis toujours une prêtresse de Welouma et je ne puis interrompre un coït en cours, déclara Kwilna. Allez jusqu’au bout et nous parlerons ensuite. »

Nepisza en fut très contente, mais je demandai à prendre le contrôle de notre accouplement afin qu’il ne se prolongeât pas trop. Elle s’allongea sur le dos et je mis ses jambes sur mes épaules. Mon aimable belle-mère accrut mon excitation, et donc la rapidité de mon éjaculation, en se déshabillant et en s’essayant à côté de nous. Elle nous observait en chatouillant son clitoris et ses nymphes. Je m’efforçai cependant de donner encore un peu de plaisir à Nepisza avant de me répandre en elle.

Quand je me redressai, elle laissa mollement retomber ses jambes et me regarda avec des braises dans les yeux. Son opulente poitrine continuait à se soulever à un rythme accéléré.

« Nous recommencerons très bientôt, promis-je. Je ne m’attarderai sans doute pas dans le temple. »

Je quittai le lit pour me laver dans le bassin. Nepisza resta sur place, montrant son entrecuisse mouillée à sa mère comme si elle lui avait fièrement présenté ses travaux de tissage. Kwilna la regardait d’ailleurs, mais sans rien dire, et elle ne bougeait plus.

Mon amante se redressa pesamment à mon retour sur le lit.

« As-tu fait ce que je t’ai demandé ? demandai-je à Kwilna.

— J’ai trouvé un armurier qui a accepté de me vendre des glaives, répondit-elle.

— C’est tout ?

— Je te conseille de réfléchir encore un peu avant d’agir. Tu ne sauveras pas Ilouwa malgré elle. Elle est une servante de Welouma dans sa chair, mais aussi dans son âme. Si tu l’enlèves du temple, tu posséderas son corps, mais pas son esprit. »

Ses paroles faisaient écho à mes pensées.

« Regarde ce que j’ai fait de ma fille, ajouta-t-elle. J’essaie de la préparer à sa future vie d’épouse, et elle vivra avec toi et t’aimera. Cependant, elle a été préparée à s’immerger dans le déchaînement des sens, puisque c’est ainsi que nous servons Welouma. Nous atteignons le divin par l’orgasme, et nous cherchons cette étreinte avec la déesse jusque dans la mort. »

Ma tête tomba sur mes genoux repliés. Je poussai un soupir, le front plissé.

« Ce que tu dis, je l’ai vu de mes propres yeux, déclarai-je. Je sais qu’Ilouwa est amoureuse de moi, mais j’ai aussi vu qu’elle ne peut pas oublier sa nature.

— Jouir et enfanter.

— Jusque dans la mort… J’ai fait un rêve qui m’a beaucoup inquiété, et je l’interprète comme un avertissement de mes dieux. Veux-tu que je t’en parle ? »

Kwilna me répondit par un froncement de sourcils qui me sembla être un signe d’intérêt.

Je lui fis donc le récit de ce que j’avais vu, avec des mots qui pesèrent lourdement sur ma langue. Le visage de Kwilna devint contracté.

« Je ne sais pas comment le rituel se déroule, dit-elle quand j’eus terminé. Ce que tu as vu, c’est sans doute un sacrifice tel qu’il est effectué chez toi.

— En effet. Mais chez moi, on ne sacrifie que des animaux. Même les criminels échappent, le plus souvent, à la mort.

— Chez moi aussi, mais le cas des servantes de Welouma est spécial. Ce qu’une prêtresse stérile subit n’est pas considéré comme une exécution, mais comme une purification.

— Une purification ?

— Oui.

— Je ne peux pas comprendre comment un secret aussi terrible peut être conservé.

— C’est le hiérarque qui en est le gardien. Les prêtresses elles-mêmes ne se doutent pas de ce qui les attend.

— Mais toi, comment le sais-tu ?

— Il y a quand même quelques fuites.

— Tu penses qu’Ilouwa le sait ?

— C’est toi qui la fréquentes. Te donne-t-elle l’impression d’avoir percé le secret ?

— Peut-être… »

Je me remémorais l’instant où elle avait vu son sang sur mon pénis. Je savais aussi qu’elle rencontrait de temps en temps Toumantiya. Mais puisqu’elle refusait d’aborder ce sujet avec moi, je ne pouvais en rester qu’à ces impressions.

Kwilna s’approcha de moi pour poser une main sur mon épaule, de la plus tendre manière.

« Si Ilouwa ne souhaite pas être aidée, alors ne l’aide pas, dit-elle. Laisse-la à Welouma. »

Je restais silencieux, étouffé par l’emprise de mes sentiments. Pourquoi n’arrivais-je pas à oublier Ilouwa alors que j’avais refusé de la voir depuis la veille ?

Kwilna respecta mon silence et me laissa méditer. Nepisza fit un bain tandis que des odeurs de cuisine voletaient dans la pièce. Le déjeuner nous fut apporté et je mangeai sans percevoir le goût des aliments qui passaient sur ma langue, mais après coup, il me sembla que ce repas ressemblait à ceux que l’on servait au temple. Nous restâmes nus, ce qui nous permettait de mieux supporter la chaleur. Les rayons du soleil tombaient presque à la verticale, à travers l’ouverture du toit, dans l’eau du bassin, et l’on aurait pu s’attendre à ce qu’ils la missent en ébullition. Leur clarté rejaillissait en fragments dans les zones de pénombre.

Je m’étais allongé sur des coussins pour manger, comme les hommes le faisaient dans mon pays. À la fin du repas, je conservai cette position, sous les regards de mes deux compagnes. Elles s’attendaient à une importante déclaration de ma part, et cela se produisit :

« J’ai une proposition à vous faire, déclarai-je.

— Quelle qu’elle soit, je l’accepterai, répondit Kwilna.

— Je crois que je vais renoncer à rentrer au temple et rester avec vous, si vous voulez bien de moi. »

La réponse de Kwilna et de sa fille se vit sur leurs visages. Je venais de les rendre heureuses.

« Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis ? demanda ma belle-mère.

— Je me suis dit qu’il était inutile de recevoir de bons conseils si je ne les écoutais pas. »

Je pensais surtout à ceux que Hasterza m’avait donnés la veille, mais je ne le précisai pas et ma belle-famille n’en sut jamais rien.

« Alors puis-je considérer que j’ai trouvé un mari à ma fille ? questionna encore Kwilna.

— Oui.

— Je te souhaite donc la bienvenue chez toi, mon gendre. Combien de temps as-tu l’intention de rester ?

— Quelques mois, sans doute. Ensuite, je rentrerai dans mon pays. Ma présence dans cette maison ne va-t-elle pas trop faire jaser les gens ?

— Fais-toi discret. Nous partirons ensuite, comme nous l’avions prévu. Pour le moment, j’aimerais fêter cet évènement.

— De quelle manière ?

— À la manière des prêtresses de Welouma. »

Kwilna s’approcha de moi tandis ma verge se redressait. L’accueil donné à son gendre allait être d’une grande originalité, mais je n’y pouvais rien. Je ne m’étais pas allié à une famille ordinaire.

Ma belle-mère commença par me donner un baiser sur la bouche, en capturant mon phallus dans sa main droite. Je sentis qu’avec sa langue et ses doigts de magicienne, elle allait aisément faire revenir la jouissance en moi, mais la situation était hautement excitante en elle-même.

« C’était le baiser de bienvenue ? fis-je.

— Oui, mais j’ai l’intention de t’offrir un peu plus que cela. J’ai promis de me donner à toi et je tiendrai parole. »

Elle se plaça au-dessus de ma queue pour effectuer une fellation en utilisant une technique caractéristique des prêtresses, qui commençait à me devenir familière, mais que ses nombreuses années d’expérience rendirent inoubliable. Sa fille la regardait sans mot dire, habituée à ce genre de scène.

Je parvins à jouir sans perdre une goutte de sperme. Ensuite, Kwilna me chevaucha. Elle n’avait certes pas le vagin d’une vierge, mais elle me comprimait très bien le phallus. Les prêtresses connaissaient un moyen de resserrer leur sexe après leur accouchement.

Prêtresses du sexe

La suite fut assez classique, quoique extrêmement agréable, et lors de mon deuxième orgasme, je projetai mon sperme sur la poitrine de ma belle-mère. Elle reçut également un petit jet sur la joue gauche. La licence qui était accordée aux hommes en dehors du temple, d’éjaculer ailleurs que dans le vagin des prêtresses, était beaucoup trop tentante.

En me tournant vers Nepisza, une idée me vint alors. Je lui demandai de lécher le sperme que j’avais déposé sur sa mère. M’obéissant de très bonne grâce, elle avança son visage vers celui de Kwilna, et sa langue rose happa mon fluide blanchâtre. Ensuite, Nepisza embrassa sa mère à pleine bouche. Cette scène, que je n’avais pas prévue, me parut hallucinante.

Kwilna était assise et sa fille se tenait à genoux entre ses jambes. Tout en poursuivant son baiser, celle-ci passa la main droite sur ses seins pour retenir mon sperme. Ce faisant, elle caressait les tétons de sa mère, et elle finit par y porter sa bouche. Elle suça et mordilla les mamelons.

« Ça me rappelle le temps où j’allaitais ma fille, me dit Kwilna.

— Mais elle a un peu grandi, opinai-je. Et ce qu’elle boit, ce n’est pas du lait.

— C’est quand même un liquide de couleur blanche. Veux-tu voir ce que ma fille peut encore faire ?

— Oui. »

À la demande de sa mère, Nepisza chercha sa précieuse boîte à phallus. Kwilna posa sa tête sur ma poitrine et présenta son entrecuisse à sa fille.

Celle-ci se mit à lui caresser la vulve avec les doigts, puis avec la langue. Je vis alors ce que j’avais seulement imaginé : une fille lécher le sexe de sa mère. Elle lui caressait les cuisses tandis que je pétrissais la partie supérieure de son corps, en insistant sur ses seins aux mamelons durcis, complètement nettoyés par Nepisza. Ainsi travaillée, Kwilna fut emportée par une tornade de jouissance. Je devais presque la retenir pour qu’elle ne s’envolât pas. Pourtant, ce n’était qu’un début.

Nepisza prit enfin l’un des phallus artificiels. Elle l’utilisa d’abord pour frotter les petites lèvres et le clitoris de sa mère, puis elle l’inséra dans son vagin, pas très profondément. Elle fit immédiatement basculer Kwilna dans un gouffre de délicieuses souffrances. Des spasmes soulevaient son corps, et par moments, elle lâchait des vagues de cris stridents. Je me demandais s’ils ne résonnaient pas jusque dans la rue. Les doigts de Nepisza dégoulinaient de cyprine. Ce spectacle me remplit d’étonnement, mais aussi d’humilité, car je constatais qu’avec mon phallus de chair, il me serait impossible de donner autant de plaisir à une femme. Il n’avait simplement pas la maniabilité d’un godemiché. Nepisza pouvait manier son ustensile dans tous les sens, et notamment le faire tourner. De plus, elle connaissait à la perfection le corps de sa mère.

Quand elle s’arrêta, le souffle de Kwilna mit un long moment à retrouver sa régularité. Je la tenais toujours contre moi, comme si elle avait été atteinte de quelque maladie. Je me redressai en même temps qu’elle et je sursautai en voyant la tache qu’elle avait faite sur son lit. Elle mouillait au moins autant qu’Ilouwa.

Elle me regarda en souriant.

« Tu comprendras que depuis mes quinze ans, je ne peux plus me passer de sexe, dit-elle. Il me faut plusieurs orgasmes chaque jour.

— J’ai aussi vu que ta fille te fait plus jouir que n’importe quel homme. »

Mon compliment fit rougir Nepisza. Assise sur le bord du lit, elle tenait toujours son godemiché, qui semblait avoir été plongé dans une jarre d’huile.

« Peut-être, mais j’aime les hommes et j’aime leurs grosses pines, répondit Kwilna. Or tout au plus, je n’ai qu’un ou deux clients par jour. Ce n’est pas assez pour me satisfaire, d’autant plus que ces hommes ne savent généralement pas se servir de leurs queues. Toi, pourras-tu me donner un peu de plaisir chaque jour ?

— Eh bien…

— Je ne vais pas t’enlever à ma fille. Tu viens du temple. Tu es sûrement capable de faire l’amour toute la journée à plusieurs femmes, n’est-ce pas ?

— Oui.

— Alors c’est parfait.

— Tu ne peux pas fréquenter d’autres hommes ayant séjourné au temple ?

— Si. J’en rencontre de temps en temps, mais trop rarement. Ceux que j’ai connus quand je vivais là-bas, je ne les vois plus. Je suis partie il y a plus de dix ans. »

Kwilna n’avait pas encore trente ans mais elle commençait à ressentir les atteintes de l’âge. Naturellement, je ne pouvais pas lui refuser un peu de réconfort.

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