Prêtresses du sexe – 4

Je partis donc à l’aventure dans ce labyrinthe. Les couloirs étaient envahis par la lumière et la chaleur du jour. L’éclairage était suffisant même dans ceux qui ne possédaient pas d’autres ouvertures que les portes des chambres. J’y rencontrai des hommes, surtout des Warittes, et un peu plus de femmes. Mon regard s’attardait sur les jambes des servantes, plus découvertes que celles des prêtresses.

Je m’apercevais à présent que j’étais venu ici, non pas sans aucune idée de ce que j’allais y trouver, mais plutôt avec de fausses idées. Si les prêtresses se comportaient comme des prostituées, leur statut était très différent. Je ne m’étais pas attendu à ce qu’un homme pût entrer dans ma chambre et prendre ma « femme » sous mes yeux, mais j’étais encore plus perturbé par le fait que je disposais moi aussi de ce droit.

Il y avait en moi un blocage. Il fut brutalement supprimé quand je passai devant une chambre d’où sortaient des cris. J’y entrai et me retrouvai devant un grand lit où une prêtresse était à quatre pattes. Elle suçait un homme tandis qu’un deuxième individu lui bourrait son vagin de furieux coups. Dans un coin de la pièce, une servante nue était occupée à caresser son clitoris.

J’étais arrivé à la fin du spectacle. L’homme qui s’activait derrière la prêtresse lâcha son sperme. Elle changea immédiatement de position, s’allongeant sur le dos, les cuisses ouvertes devant son deuxième amant. J’avais eu l’occasion de regarder son phallus, qui n’était pas d’une grande longueur mais qui était plus épais que la moyenne. Il mit les jambes de la prêtresse sur ses épaules et lui rentra dans le con. En peu de temps, il éjacula, et la durée de son orgasme montra qu’il devait disposer d’une quantité inhabituelle de semence.

La prêtresse avait pu jouir. Elle laissa retomber ses jambes et resta un moment étendue, sa respiration encore haletante.

« Tu la veux ? » fit l’un des hommes.

Je m’aperçus je tenais ma verge tendue, qui sortait de ma tunique pour montrer sa grosse extrémité rouge.

La prêtresse avait entendu la question et n’attendit pas la réponse, qui ne vint d’ailleurs jamais. Elle descendit du lit et s’agenouilla devant moi. Je lui donnais tout juste quinze ans. Son corps était d’une finesse qui accentuait son apparence juvénile. Si elle avait eu un peu moins de chair, je l’aurais jugée maigre. Sa féminité était peu accentuée, ses seins petits mais bien ronds s’écartant l’un de l’autre comme s’ils avaient mutuellement voulu se fuir. Ses nymphes étaient presque entièrement enfouies sous ses grandes lèvres, ce qui réduisait sa vulve à une simple fente. Elle avait cependant un visage gracieux, des yeux sombres et des cheveux d’un noir profond.

Tandis qu’elle se mettait à me sucer, les deux hommes se rhabillèrent et partirent. Je sentis des mains dénouer ma ceinture puis enlever ma tunique. C’était la servante, qui se pressa contre mon dos et se mit à me caresser de partout, en insistant sur mon entrecuisse. Comme je n’avais encore jamais été pris entre deux femmes, cette première expérience me faisait trembler d’excitation.

« Comment t’appelles-tu ? demandai-je à la prêtresse.

— Lawarna, répondit-elle en libérant mon gland.

— Moi, je m’appelle Cléaridas. Je te préviens que je suis nouveau ici, alors je ne sais pas retenir mon sperme.

— Ça ne fait rien. Allonge-toi sur mon lit, pour que je te chevauche. Si tu le veux bien, ma servante m’accompagnera. »

Je n’y vis bien sûr pas d’objection.

Contrairement à ce qu’Ilouwa avait fait au début de la matinée, Lawarna me présenta son dos. Son sexe d’apparence modeste s’ouvrit assez largement pour engloutir mon encombrant phallus.

Dans la position qu’elle avait adoptée, je ne pouvais pas admirer sa poitrine et son visage. De toute façon, ma vue fut totalement bouchée. La servante s’accroupit sur moi de manière à poser sa vulve sur ma bouche. Ainsi, pendant que Lawarna s’activait, j’explorai le vagin de sa servante avec ma langue en lui caressant les cuisses et les hanches. Comme elle appréciait beaucoup les mouvements de ma langue, elle gémissait et m’inondait le visage de sa rosée. J’avais la bouche tout envahie par le goût et l’odeur du désir féminin, et cela me mettait dans un état indescriptible. Ma verge gonflait et se raidissait comme jamais elle ne l’avait fait, tandis que le vagin de Lawarna se resserrait.

Je connus la jouissance la plus intense depuis mon arrivée au palais. Lorsque ma semence fut éjectée, je poussai un cri que la servante étouffa à moitié. Elle n’arrivait pas à décoller sa vulve de ma bouche, mais elle se décida à le faire lorsque sa maîtresse se sépara de moi. Quand j’arrivai à jeter un coup d’œil sur mon pénis, je m’aperçus avec surprise qu’il était enduit de sperme dilué dans le jus de Lawarna.

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« C’est parce que tu es le troisième homme qui a éjaculé en moi », m’expliqua-t-elle.

Sa servante nous fit la toilette, et quand nous fûmes de nouveau secs et frais, je demandai son âge à Lawarna.

« J’ai quinze ans, répondit-elle.

— Les prêtresses arrivent au palais à quel âge ?

— À quinze ans. Je suis là depuis seulement un mois.

— Mais alors, tu es une débutante comme moi.

— Pas tout à fait.

— Raconte-moi comment cela se passe. Personne ne m’a encore rien dit à ce sujet. Je sais seulement que les futures prêtresses grandissent en ville. »

Nous discutions assis côte à côte sur le lit, toujours nus. Un mince filet de sperme s’échappa lentement de la vulve de mon interlocutrice. Elle fourra deux doigts dans son sexe, et quand elle les ressortit, ils étaient imbibés de semence. Sa servante s’empressa de l’essuyer.

« C’est exact, nous grandissons toutes dehors, confirma-t-elle tandis qu’elle écartait les cuisses pour permettre à sa servante de nettoyer son vagin. Ma mère a jugé que j’étais assez belle pour servir Welouma, alors elle m’a donné une éducation complète. C’est pourquoi j’ai dit que je n’étais pas tout à fait une débutante.

— Quel genre d’éducation ? De la théorie ?

— Oui, mais aussi de la pratique. Les premières jouissances que j’ai connues, c’était sous les doigts de ma mère.

— Et comment tu t’es fait déflorer ?

— La virginité des futures prêtresses est vendue à des hommes de Nessana. Comme elle coûte très cher, elle n’est accessible qu’aux riches.

— Et que devient tout cet argent ?

— Il est donné au temple. C’est sa plus importante source de revenus. »

Donc les prêtresses commençaient bel et bien leur office comme prostituées, et elles le terminaient de la même manière.

La servante s’étant écartée, Lawarna explora de nouveau sa petite grotte et regarda ses doigts. Elle parut satisfaite.

« Qui est ta handaï  ? s’enquit-elle.

— Ilouwa.

— Ah oui ? Elle est bien connue et très demandée. C’est une ancienne : elle est là depuis quatre ans. »

Les paroles me révélèrent une vérité pourtant évidente qui m’avait échappé. Ce qui tourmentait Ilouwa, c’était qu’elle n’arrivait pas à avoir un enfant. Pour une servante de Welouma, ce devait être grave.

« Combien de temps séjournez-vous au temple ? questionnai-je.

— Jusqu’à notre premier bébé.

— Oui, mais… Si vous n’arrivez pas à concevoir ?

— Nous avons cinq ans pour cela.

— Que devient une prêtresse si elle est stérile ?

— Honnêtement, je n’en sais rien parce que c’est rare, mais une femme stérile ne peut évidemment pas servir Welouma. »

Je devais être très entiché d’Ilouwa pour penser à elle après avoir pris tant de plaisir avec une autre femme ! Mais Lawarna venait elle-même de me révéler que ma handaï était renommée. Cela signifiait que je ne trouverais pas d’autres prêtresses capables de l’égaler, comme je l’avais pressenti dès mon arrivée.

Prêtresses du sexe

Il me fallait savoir ce qu’elle deviendrait. Perdrait-elle simplement son statut de prêtresse de Welouma au bout de sa cinquième année ? Je lui poserais la question dès que je la reverrais.

Jusqu’alors, je n’avais pas cherché à connaître son âge. Je venais d’apprendre qu’elle avait dix-neuf ans. Puisque chaque homme séjournait six mois dans le temple, ses quatre années de présence signifiaient qu’elle avait vécu avec huit hommes. Mes sentiments m’assaillaient malgré moi, et malgré l’amour qu’elle disait nourrir pour moi : je ressentais de la jalousie envers eux.

Mais quand je pensai à tous les hommes ayant eu de simples rapports sexuels avec elle, ma jalousie fut remplacée par du vertige. Je fis un rapide calcul sur mes doigts. Si elle était pénétrée trois fois par jour, cela signifiait qu’elle l’était environ mille fois dans une année, et donc que la femme de mon cœur avait subi plus de quatre mille pénétrations par d’innombrables d’hommes. La quantité totale de sperme déversée dans son ventre devait être impressionnante. Les prêtresses de ce temple menaient une vie hallucinante.

Lawarna chassa mes sombres pensées en caressant mes cuisses, entre lesquelles mon pénis jouissait d’un paisible repos.

« On dirait que tu veux rester ici, observa-t-elle.

— Oui, jusqu’à cet après-midi, tu es d’accord.

— Bien sûr. J’aime les hommes comme toi. »

Ses petites mains tâtèrent mes pectoraux et mes abdominaux.

« La plupart des hommes qui viennent ici sont bien bâtis, mais toi, tu es comme un roc. Je suis certaine que tu es un guerrier, peut-être même un héros.

— Le terme de héros est exagéré, mais il est vrai que j’ai remporté quelques victoires. »

Je racontai alors ma vie. Si Lawarna fut intéressée par le récit de mes exploits guerriers, elle voulut aussi connaître mes conquêtes féminines. Je lui parlai des jeunes filles que j’avais fréquentées et de la vie que les femmes menaient dans mon pays.

Notre longue discussion fut interrompue en fin de matinée par un éphèbe. Il s’excusa du dérangement avec beaucoup d’élégance et de courtoisie. Il sodomisa mon interlocutrice alors qu’elle se trouvait toujours à côté de moi, sur notre lit, puis il se retira en nous souhaitant, toujours aussi poliment, une bonne journée.

Tout était beau en lui, et surtout sa queue, légèrement recourbée vers le haut et terminée par un gland rose. J’avais assez vu de phallus pour comprendre que ce qui était recherché, ce n’était pas tant la longueur que la grosseur. Le mien correspondait à ce critère.

À midi, deux servantes nous donnèrent un repas riche et complexe, composé de céréales, de poissons et de fruits de mer. Lawarna m’apprit que cette nourriture était aphrodisiaque, ce qui ne me surprit pas, mais aussi qu’elle favorisait la production de sperme. C’était une nécessité impérieuse.

Peut-être à cause de ces aliments, Lawarna sentit son désir se réveiller. Après un moment de digestion, elle me demanda de lui donner des caresses, et elle m’expliqua comment la faire jouir sans toucher à son sexe. Je trouvai cet exercice très intéressant. J’avais entendu dire qu’une femme pouvait avoir un orgasme rien qu’avec l’excitation des seins, mais j’ignorais comment m’y prendre.

Je pus vérifier la profondeur des connaissances de Lawarna, auxquelles s’ajoutaient des dons de pédagogue. Avec de la patience, guidé par ses indications, je lui offris une jouissance tout à fait honorable. Juste après, j’enfonçai ma verge dans son antre juteux et je la fis une deuxième fois monter au ciel.

Nous nous endormîmes dans les bras l’un de l’autre, repus de nourriture terrestre et de sexe. Depuis notre arrivée, nous étions restés nus. Il n’y avait aucune nécessité de s’habiller quand on restait dans la chambre d’une prêtresse, mais quand on sortait dans un couloir, c’était une obligation. La pudeur n’avait évidemment rien à voir là-dedans : les vêtements étaient des ornements qui rendaient les corps plus désirables.

À notre réveil, je me souvins de la promesse faite à Mélanopos. Je croyais qu’il m’avait invité à me rendre au bain situé à côté du naos, mais Lawarna m’apprit qu’il en existait un autre plus grand. C’était là que les habitants du temple s’ébaudissaient en temps normal. Nous nous habillâmes et nous nous y rendîmes en nous tenant par la main.

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Ce que j’y trouvais ne m’étonna pas du tout. De telles scènes orgiaques se rencontraient ailleurs que dans ce temple. Une quinzaine de couples étaient en train de s’unir, certains dans l’eau, d’autres au bord du bassin ou dans les alcôves aménagées autour de la salle. Celle-ci avait à peu près la même architecture que l’autre bain, et comme le soleil était encore haut dans le ciel, ses rayons entraient par la vaste ouverture rectangulaire du toit et se répandaient sur le sol et dans l’eau du bassin.

Toutes les personnes présentes n’étaient pas en train de copuler. Plusieurs hommes étaient assis seuls, tous en érection, et deux d’entre eux se masturbaient paresseusement en regardant les couples s’activer. De nombreuses servantes circulaient ou se prélassaient toutes nues.

J’avais beau tenir Lawarna par la main, je ne dissuadais pas les hommes de la convoiter. L’un de ceux qui se masturbaient se leva pour aller à notre rencontre, et il me demanda s’il pouvait prendre ma compagne. Il devait avoir deviné que nous avions déjà passé du bon temps ensemble, et je me sentis obligé de lui céder Lawarna. Tout de suite, l’homme l’attira à lui. Il lui caressa les seins à travers son péplos, qu’il écarta pour explorer sa cuisse gauche et son sexe. Il lui taquina le clitoris avec son gland. Une servante dénuda mon ex-compagne et plia son vêtement. Je lui confiai ma tunique.

Je continuai donc seul ma route, en tenant ma verge durcie car tout ceci commençait à devenir fort excitant. J’avais l’impression qu’il flottait sur le bassin une vapeur invisible étreignant tous les êtres et les entraînant vers les abîmes sans fond du désir. Était-ce l’esprit de la déesse ?

Un servante m’attrapa par une fesse et se pressa contre moi.

« Tu veux venir avec moi, bel homme ? demanda-t-elle. Qu’est-ce que tu veux me faire ? »

Je l’étreignis pour l’embrasser sur la bouche. Ses mains caressèrent mon dos, puis mes fesses, et l’un de ses doigts s’enfonça dans mon anus. Elle se mit à gémir, sa bouche toujours fusionnée à la mienne, comme si elle avait été en train de jouir, alors que c’était moi qui étais en transe. Mon phallus se frottait contre son ventre, dressé à la verticale. Les servantes savaient aussi bien s’y prendre avec les hommes que les prêtresses, puisque celles-ci leur communiquaient leur savoir.

Ma nouvelle amante s’écarta ensuite de moi et me présenta sa croupe légèrement bronzée, les mains posées sur un pilier. Je me baissai pour lui lécher la vulve. Elle avait de belles lèvres que je m’employai à lécher et sucer. Je devais m’y prendre assez bien, car elle m’encourageait à continuer.

Une grosse voix résonna :

« Alors, on se retrouve ? »

Je me redressai et vit Mélanopos, aussi souriant qu’au début de la matinée. Il avait pourtant le pénis fatigué d’un homme venant d’éjaculer ; une goutte de sperme se suspendait d’ailleurs à son gland. Il tenait par la main une jeune fille aux cheveux châtains, de petite taille mais avec de gros seins qui tombaient légèrement, plus coniques que ronds et terminés par de grandes aréoles brunes.

« C’est ma handaï, déclara fièrement Mélanopos. Elle s’appelle Hasterza. Elle est pas mal du tout, hein ? Mais elle est plus impressionnante vue de dos. Regarde un peu son sexe. »

Prêtresses du sexe

Hasterza se tourna pour me montrer ses fesses. Ses superbes ballons de chair blanche se rejoignaient sur une raie sombre qui était pleine de promesses. Vers le bas, cette raie s’élargissait en dévoilant une étonnante paire de petites lèvres. Il s’agissait de deux replis de peau légèrement fripée, collés l’un contre l’autre et très saillants. Ils formaient un parfait demi-cercle. Je dus me baisser pour bien les voir.

« Qu’est-ce que t’en penses ? demanda Mélanopos.

— Elle a effectivement une vulve parfaite, jugeai-je.

— Je te l’avais dit ! Prends-la. Elle fera tout ce que tu lui demanderas.

— Je te remercie.

— De rien ! Mais demain matin, je veux te voir au gymnase. »

La servante s’était redressée. Elle pensait apparemment que j’allais l’abandonner, mais j’étais de nature fidèle. Je tenais à l’honorer.

« Est-ce que tu peux m’attendre un moment ? » demandai-je à Hasterza.

Je retournai à la servante pour recommencer à l’exciter, puis je plantai mon phallus dans son con. Je le limai avec vigueur, en m’efforçant de temps en temps de faire tourner mon instrument dedans. La gentille Hasterza fit plus que patienter. Elle me prêta main forte en caressant la servante. Ensemble, nous lui arrachâmes des cris qui s’ajoutèrent à ceux des autres femmes. Mais je ne pris moi-même que peu de plaisir et je n’éjaculai pas, puisque c’était interdit.

La servante exprima sa gratitude et me laissa avec Hasterza.

« Que faisons-nous ? demanda-t-elle.

— Si nous commencions par un bain ? »

Je l’entraînai dans l’eau, qui monta jusqu’à son cou. Le bassin était assez grand pour que nous nous adonnions à la nage. Nous effectuâmes ensemble quelques brasses. Personne ne nous gênait car nous étions le seul couple qui se baignait vraiment.

Je plongeai ensuite et je caressai les jambes de Hasterza sous l’eau. Je pus également écarter ses lèvres intimes. Quand je refis surface, elle me complimenta pour mon talent de nageur.

« Moi, je n’arrive pas à plonger sans avaler une tasse », dit-elle.

Debout sur le fond du bassin, nous nous embrassâmes avec fougue.

« Tu connais cette position qui consiste à porter une femme dans ses bras ? demanda-t-elle. C’est beaucoup plus facile dans l’eau. »

Elle s’accrocha à mon cou, leva ses jambes et les croisa sur mes fesses. Ce faisant, elle s’embrocha sur moi. Je la tenais par la taille, mais puisqu’elle était dans l’eau, elle ne pesait presque rien. Pour moi, c’était encore une nouvelle expérience. Les caresses de l’eau et du soleil s’ajoutaient à celles de mon amante, mais il me semblait difficile de bouger en elle.

« L’eau entre dans mon vagin et dilue ma rosée, expliqua-t-elle. Je suis donc moins lubrifiée que je le devrais. Cette position est surtout bonne pour s’embrasser. »

Elle approcha son visage du mien. Je me retrouvai soudé à elle du bas du ventre à la bouche, ses seins pressés contre ma poitrine, et nous entremêlâmes nos langues trempées de salive. C’était exquis.

Nous ne vîmes pas le temps passer, mais je fus obligé de m’arrêter pour reprendre mon souffle. Hasterza, au contraire, aurait pu prolonger son étreinte jusqu’au soir. Je me mis alors en mouvement et remontai les marches en portant toujours mon amante, qui pesa de plus en plus lourd dans mes bras. Avec la force dont je disposais, je ne risquais toutefois pas de la lâcher. Je fis quelques pas ainsi tandis que Hasterza se mettait à rire, la tête rejetée en arrière. Elle se montrait d’une gaieté qui s’accordait parfaitement à elle de Mélanopos, bien qu’elle fût moins exubérante que lui.

Mais pendant qu’elle s’amusait, quelque chose me perturba instantanément. Ilouwa venait d’entrer dans la salle. Sans attendre d’être prise par un homme, elle enleva son péplos et le confia à une servante, et elle fit quelques pas dans sa superbe nudité. Je croyais assister à l’arrivée d’une reine. Elle avait une sorte de luminosité qui la distinguait à mes yeux de toutes les autres femmes présentes. J’avais la vue brouillée par la courbe de ses hanches, admirablement soulignée par la concavité de ses reins. Comme je me trouvais de l’autre côté du bassin, elle ne me vit pas.

Elle s’arrêta devant un homme et se mit à lui parler tout en branlant son phallus. Vu leur familiarité, je fus certain qu’ils se fréquentaient depuis plusieurs mois. Son amant fit une plaisanterie qui la mit en joie. Elle se baissa ensuite pour commencer une fellation. Un seul de ses genoux était posé au sol, ce qui la mettait dans une position que je trouvai hiératique. Comme elle était de profil, je pouvais admirer le galbe de ses cuisses et la forme bombée de ses seins.

« Peux-tu me sucer ? demandai-je à Hasterza.

— Oui, si tu veux. »

Je redescendis dans le bassin pour la relâcher. Je m’assis sur une marche et elle se plaça entre mes cuisses pour commencer la fellation.

De la sorte, j’avais une vue imprenable sur Ilouwa. Je me sentais très exactement dans la peau d’un mari cocu, voyant son épouse adorée en train de se faire enfiler par un autre homme et y prendre du plaisir. Je me laissai envahir par une souffrance à la hauteur de mon amour pour elle. Pourquoi n’avais-je rien ressenti quand Mélanopos l’avait pénétrée ? Peut-être à cause de l’exubérance de ce personnage, qui était un compatriote et ne semblait pas avoir d’intimité particulière avec Ilouwa.

Prêtresses du sexe

Elle m’avait dit que tout était fait pour prévenir la jalousie, mais quand des sentiments apparaissaient, ce n’est pas possible. À mon arrivée au temple, je ne m’étais pas attendu à cela. Je comprenais maintenant pourquoi le vieux prêtre m’avait prévenu que la violence était prohibée. Les hommes avaient de bonnes raisons de se battre, et puisque les prêtresses appréciaient les individus musclés, c’étaient de véritables machines de guerre qui peuplaient ce temple. Une querelle entre deux rivaux, cela ne devait pas être un incident anodin.

Il fallait pourtant que je me contrôle. L’exclusion du temple était une punition terrible, qui expliquait la parfaite discipline de ses hôtes masculins. Je préférais voir Ilouwa se donner à des dizaines d’hommes que d’être privé d’elle. La certitude de la retrouver chaque soir m’aiderait à soigner ma blessure, alors qu’elle en était la cause.

L’imposante queue de son amant glissait entre ses lèvres tout le long de sa hampe, tandis qu’il lui caressait les joues et les épaules. Elle lui massait les testicules et le périnée de sa main droite, et de temps en temps, elle la portait à son propre sexe pour se masturber. Si elle n’avait posé qu’un seul genou au sol, c’était pour frotter ses cuisses l’une contre l’autre. Son déhanchement et ses gémissements contribuaient à l’excitation de son amant.

Elle le fit jouir puis elle se tourna et se mit à plat ventre, épousant complètement le dallage frais. L’homme s’agenouilla et se pencha jusqu’à enfouir son visage entre ses fesses, pour lui lécher son œillet. Son phallus, tendu vers la croupe d’Ilouwa, attendait de l’ensemencer.

« Allons dans ta chambre, dis-je subitement à Hasterza.

— Ça ne va pas ?

— Si, mais…

— Je vois bien que quelque chose ne va pas. Je n’arrive pas à te faire jouir.

— Tu y arriveras dans ta chambre. »

Nous nous levâmes pour nous diriger vers la sortie. Je n’avais pas envie de m’approcher d’Ilouwa, qui n’était toujours pas consciente de ma présence. Tout de suite, une servante nous apporta nos vêtements.

Je quittai le bain en pressant Hasterza contre moi. Elle était ma consolation. Je savais qu’elle voulait finir ce qu’elle avait commencé, une prêtresse ne pouvant pas quitter un amant sans lui avoir au moins offert un petit orgasme. Elle devait également savoir que les hommes pouvaient ressentir des faiblesses qui les rendaient inaptes au sexe. Comme elle avait un an d’expérience dans ce temple, elle avait sûrement compris qu’elle était confrontée à un problème naturel et assez fréquent, mais elle ne tenta pas d’en discuter. Elle en fut très avisée puisque je n’en avais aucune envie.

Heureusement, elle n’était pas seulement experte dans les techniques du sexe, mais aussi dans celles de la séduction. Les prêtresses de Welouma auraient paru un peu tristes si elles n’avaient su que présenter leurs cons humides aux hommes. Comprenant qu’il lui fallait construire notre relation sur de bonnes bases, elle me conduisit dans une cour, où nous nous assîmes côte à côte sur un banc. Là, nous nous livrâmes au plaisir de la conversation. Pour m’éloigner mentalement du temple, elle me parla de la vie à Nessana et dans les campagnes environnantes. Elle demanda à une servante de nous apporter des friandises et du vin.

Nous passâmes une partie de l’après-midi dans une zone d’ombre qui grandissait à mesure que le soleil s’abaissait vers l’ouest. Ce fut extrêmement agréable. J’étais persuadé que Hasterza avait par nature un tempérament gai, qu’elle ne le devait pas à son éducation. Elle souriait tout le temps et riait sans se forcer. Elle chassa mon chagrin comme une rafale de vent parfumé. Elle m’interrogea sur mon pays et lorsque je me mis à parler des amours que j’y avais connus, elle glissa quelques phrases coquines. En observant ma réaction, elle comprit que j’étais prêt à repartir.

Me prenant par la main, elle me conduisit alors dans sa chambre, aménagée comme celles de toutes les prêtresses. Deux servantes, la sienne et celle de Mélanopos, nous accueillirent.

En se tournant vers les fresques érotiques qui ornaient les murs, elle me dit :

« Leur rôle est de maintenir nos sens éveillés. C’est aussi un manuel sur les relations amoureuses. Les amants ont tendance à ne prendre qu’un nombre restreint de positions, celles qui sont les plus simples. Ces fresques nous rappellent qu’il en existe une grande variété. Désigne celle que tu veux et nous l’essaierons. »

Je me mis à les examiner avec plus d’attention, debout à côté du grand lit, mais Hasterza revint vers moi et leva la tête pour me regarder dans les yeux.

« Mais nous allons commencer par un geste très simple qui fait craquer tous les hommes, susurra-t-elle. Je te garantis que ça les met tous en feu.

— Qu’est-ce que c’est ?

— Soulever le vêtement d’une femme pour lui caresser les fesses. »

C’est ainsi que je me remis à bander.

Nous essayâmes plusieurs de ces positions. Je fis également sur Hasterza ma première sodomie depuis mon arrivée au temple. C’était une pratique dont j’étais peu familier. Je ne l’avais expérimentée que sur quelques prostituées, les jeunes filles de bonne éducation s’y refusant avec horreur.

Pour finir, j’inséminai Hasterza lors d’un orgasme qui me vida de toute mon énergie. Je serais obligé de me reposer jusqu’au lendemain. Je ne regrettai pas de mettre ainsi fin à nos ébats, puisque je craignais le retour de Mélanopos. Comme j’avais été malheureux dans le rôle du mari cocu, je n’étais forcément pas très à l’aise dans celui de l’amant.

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